Et les futurs papas, quand est-ce qu’ils arrêtent d’être « cons » ?!

Et les futurs papas, quand est-ce qu’ils arrêtent d’être « cons » ?!

Un phénomène dont on parle moins, peut-être parce que tabou, peut-être parce qu’une fois que le bébé est là on oublie tout, ce sont les futurs papas qui attendent leur premier enfant et qui, il faut le dire ne sont pas toujours à la hauteur des attentes de la future jeune maman. Seraient-ils eux aussi en proie aux hormones ?

Non, la grossesse n’est pas un long fleuve tranquille. Cela ressemble plutôt à une piste sinueuse avec parfois des trous et des bosses avant d’arriver « au goudron » comme on dit au pays.

Celui dont on parle peut-être moins et qui est pourtant à 50% acteur et auteur de ce phénomène qu’est la conception c’est le futur papa. Ce dont on parle moins c’est ce dernier qui attend avec plus ou moins d’anxiété la venue de son premier enfant et encore moins des attitudes parfois indéchiffrables pour la novice qu’est la future maman.

Les femmes enceintes et leurs hormones c’est bien connu. Enfin en théorie, car face au phénomène, leur compagnon se trouve souvent désarçonné lors de cette première experience. La grossesse est un moment de bonheur dans l’absolu mais aussi de frustration, privation, et parfois un grand moment de solitude.

Les papas sont-ils toujours aux petits soins des futures mamans comme dans les films ? Non, pas toujours ou pas toujours durant toute la grossesse, il faut bien l’avouer. Seulement, on n’en parle pas beaucoup, parce que finalement on passe à autre chose. Et quelle n’est pas la surprise et la déception des jeunes femmes enceintes face à celui qu’elles pensaient être Superman ! Eeeeeh ben non !

Bien souvent, plus qu’on ne veut bien l’admettre, les gars sont dans le brouillard complet avant de faire surface et prendre leurs responsabilités (pour les plus chanceuses). Entre les femmes qui se plaignent qu’ils ne sont pas assez à l’écoute, pas assez présents ou pas assez affectueux, il y a au final beaucoup plus de dégammages qu’on ne le croit ou qu’on ne veut bien l’avouer. Comme un sujet tabou ou un secret de polichinelle partagé finalement par un nombre bien plus grand de mamans qu’on ne le pense. Il y a les futurs papas qui ne font pas spontanément ce qu’il faudrait pour soulager la future maman (faire à manger, faire la vaisselle, sortir les poubelles, le ménage, t’accompagner aux échos et que sais-je…), il y a ceux qui veulent continuer à être le centre de ton monde et ne laissent même pas de place à tes jérémiades (légitimes soient-elles), il y a ceux à qui il faut rappeler qu’avoir un enfant implique des frais dès la grossesse avec les visites médicales ou la layette à constituer, il y a ceux qui ne comprennent pas que tu ne peux pas faire l’amour comme avant, il y a ceux qui ne comprennent pas que tu n’es pas toi-même (mon ami, tu peux fabriquer un os ou un poumon ?), et la liste est longue car il y a toutes les qualités de cas de figure… Mais dans tous les cas, les femmes se plaignent de beaucoup de ndems ! Mais pourquoi ?

Une paradoxale jalousie

Et bien parce que le futur papa était d’abord notre premier bébé, et ce nouveau (vrai) bébé qui arrive va lui ravir sa place. Ca peut paraitre simpliste mais c’est très plausible. Le gars a peur des conséquences de passer au second plan. Seras-tu là même avec lui après ce bébé ?

C’est pourquoi en Afrique, auparavant les femmes rentraient souvent dans leur famille pour qu’elle s’occupe d’elles, car il faut se dire la vérité, l’homme c’est pas trop son truc, même s’il veut faire le gars moderne, ça le dépasse. Et ça lui en demande trop. Ceci étant il y en a qui y arrivent et respect à eux car c’est loin d’être une évidence pour tous.

Il y a la sécurité materielle…

C’est LE moment par excellence où il est censé montrer de quoi il est capable et qu’il GÈRE la situation. Il faut savoir que le futur papa lui aussi panique à l’idée de pouvoir subvenir aux besoin de sa famille. Eh ben oui n’est-ce pas on vous a fatigué tous les jours que « c’est Moi le chef de famille ». Voila alors ça, il y a la layette du bébé à acheter ou la visite chez le gynécologue à payer. Sans compter que, finies les dépenses bidon de fringues ou s’acheter une PlayStation devra attendre. Un enfant ça coûte de l’argent et il a peur de ne pas y arriver et d’avoir honte.

« Est-ce qu’elle va encore bien me donner la chose… »

Côté sexe, le mbom vous a connue dans des dégagements torrides. Il a peur que la maternité lui enlève sa meilleure petite. Est-ce que vous n’allez pas devenir comme ces maters là qui ne donnent plus rien à leur mari ? Il a peur d’être tenté par les tentations de dehors et de vous tromper. Bref il veut continuer à connaître le plaisir que vous lui procuriez jadis. Mais bon les Mamys, il y a des grossesses qui sont telles que le « way là » devient le dernier de vos soucis. Ça arrive et il n’y a pas de quoi culpabiliser.

Je veux ce bébé mais…

En bref, pour le futur papa, ce bébé prend décidément trop de place à son goût. Et ça, tout en le désirant aussi fort que vous, il n’avait pas vu ça venir. Beaucoup de perturbations dans la pratique et émotionnelles.

Alors quand est-ce que les futurs papas arrêtent-ils d’être « cons » ?

Et bien pour les plus chanceuses, avant le terme, le futur papa se ressaisit et atterrit se rendant compte de ses manquements ! Il entreprend alors de se rattrapper et d’être plus présent pour sa compagne pour le reste de sa grossesse surtout à mesure que le ventre s’arrondit. Ils prennent un peu plus conscience qu’un être, leur enfant, y est en gestation, et que cela peut être éprouvant pour le corps de la future maman.

D’autres ont besoin de voir l’enfant pour confirmer et rentrer vraiment dans leur rôle de père. Ils cessent donc d’être des futurs papa pour devenir des vrais papas. Et certains s’occupent à merveille de leur bébé faisant oublier leur « absence » à la maman qui finit par le leur pardonner.

Pour conclure…

Devenir parent est loin d’être un long fleuve tranquille et ça on ne le dit pas toujours. Chacun intègre la notion de parent à son rythme et à sa manière. Ceci étant sans doute la plus grande aventure humaine. Mais on devrait pouvoir en parler un peu plus librement. Surtout les hommes devraient assumer le fait qu’ils n’ont pas toujours été à la hauteur des attentes de la future maman et admettre une faiblesse passagère afin de corriger le tir.

Je conseille aux mamans dans ces situations de se concentrer sur leur mission première qui est de faire venir cet enfant au monde dans les meilleures conditions. Faites passer vos besoins après ceux de votre bébé. Le gars ne cède pas à tous caprices ? Ou il ne t’épaule pas assez ? C’est pas grave. C’est aussi l’une des premières épreuves pour la future maman. Le plus important à ce moment ce n’est pas ce qu’elle ressent mais le fait que cela peut impacter le bébé négativement. Il sera toujours temps de s’exprimer plus tard quand tout sera rentré dans l’ordre.

Dans tous les cas, chacun doit y mettre du sien pour le bien de ce bébé qui passe avant les petites disputes et états d’âme du papa ET de la maman. Cette dernière ne doit se forcer de rien. C’est un moment où elle doit prendre grand soin d’elle pour le bien du bébé.

Mais bon l’essentiel est que tout est bien qui finit bien. Enfin, pour celles pour qui ça finit bien, pour les autres, changez de papa 😊 Car si ce n’est pas un « con temporaire » en proie à ses émotions, c’est un vrai con et ça on n’en veut pas !

Courage aux parents !

C.V.F

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